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Un de mes contacts m’a fait parvenir un article du Monde où est analysée l’Allure des deux principaux rivaux aux élections présidentielles.

Vous souvenez-vous que votre apparence est 8 fois plus importante que votre discours?
A tout niveau, l’apparence, a un impact fort sur les relations humaines. Elle est de plus en plus observée, analysée, décryptée. D’où l’importance de l’adéquation entre l’Être et le Paraître!

LE MONDE | 20.03.2012 à 14h11
Par Catherine Maliszewski

Une bonne image vaut-elle mieux qu’un long discours ? « La télévision s’écoute avec les yeux », écrivait déjà Nicolas Sarkozy en 2001 dans Libres (Robert Laffont).
Depuis quelques semaines, pas un jour sans qu’un candidat à la présidentielle vienne tenter de nous séduire sur le petit écran. Et si on coupait le son ? Il resterait la silhouette, l’expression, le geste. Et l’occasion de décrypter l’image que souhaitent donner d’eux-mêmes les différents candidats.
« A la télévision, 80 % du message passe par l’image », souligne Christian Delporte, auteur d’Une histoire de la séduction politique (Flammarion, 2011, 378 p., 19 €). « Ils sont constamment photographiés, filmés ; ils doivent paraître sous leur meilleur jour, relève Nicolas Boudot, directeur associé du pôle influence d’Euro RSCG. Surtout quand on sait qu’une frange de la population se décide quelques minutes seulement avant d’aller voter, en passant à côté des affiches de campagne… »

Une bonne image vaut-elle mieux qu’un long discours ? « La télévision s’écoute avec les yeux », écrivait déjà Nicolas Sarkozy en 2001 dans Libres (Robert Laffont).
« Les politiques sont de grands acteurs », appuie Christian Delporte. Et d’analyser la prestation du président-candidat sur France 2 dans « Des paroles et des actes », le 6 mars : « Phase 1 : mine contrite pour son mea culpa ; phase 2 : expression du visage et gestes déterminés sur les questions économiques ; phase 3 : attitude de tribun quand il parle politique. »
Côté look, sa silhouette de chef d’Etat est répétitive : costume bleu d’encre, presque noir, chemise blanche, cravate foncée. « C’est bien, car cela marque uniformément la mémoire des gens », relève Nicolas Boudot. « Cela le rend iconique, quasi virtuel, souligne Vincent Grégoire, chasseur de tendances à l’agence Nelly Rodi. Effacé le bling-bling tant reproché ! L’allure est grave, de circonstance en temps de crise. Quelques erreurs néanmoins : « Il devrait revoir ses vestes, relève Charlotte Rosier, coach en image de l’agence Mademoiselle Charlotte. Elles sont mal coupées. Chaque fois qu’il s’assied, le col remonte, formant un pli. Les épaules, trop tombantes ou trop carrées, le tassent, surtout quand il porte des vestes à trois boutons. »
Pour son compétiteur, François Hollande, Nicolas Boudot préconise de cintrer les vestes afin de souligner une allure plus svelte depuis son régime, et cela malgré les quelques kilos repris. « Mincir est une mue inhérente à la fonction briguée. C’est un signe de vitalité, de jeunesse, de vivacité », analyse le spécialiste. « Cette reprise en main symbolise sa capacité aux changements de fond, en commençant par lui-même », note Charlotte Rosier. Vincent Grégoire, lui, préférait « sa rondeur et son humour incisif qui nous auraient permis d’avoir un Churchill ! Les personnes qui perdent du poids demeurent grosses dans leur tête pendant un temps. Leurs postures restent molles ».
François Hollande aussi opte pour le bleu marine – « cette couleur représente l’ordre, l’assurance », note Charlotte Rosier – mais varie les tonalités. « C’est moins austère, c’est pluriel, plus proche de son électorat. Et puis, dans la vraie vie, on ne s’habille pas tous les jours pareil ! » François Hollande ressemble à M. Tout-le-Monde. « La population a besoin d’être aimée, mais elle rêve d’un superhéros ! », objecte Vincent Grégoire. « Elle ne croit plus à l’homme providentiel, elle souhaite être protégée, apaisée, ce qui favorise l’ascension de personnes normales », contredit Christian Delporte. Charlotte Rosier lui fait quelques suggestions : « Préférer les cravates de couleur mate : le satiné capte l’attention et perturbe le discours. Veiller au nœud de cravate pour qu’elle ne bâille pas. » Pour Nicolas Boudot, le candidat PS devrait « choisir des chemises de couleur franche, les siennes sont parfois indéfinies. Ses adversaires lui reprochent déjà d’être flou, pas la peine d’en rajouter ». Côté gestuelle, il juge que M. Hollande est bien dans son rôle : « Il pointe du doigt, l’autre bras penché sur le pupitre, comme un tribun, il affirme et crée la connivence. Sarkozy ferme souvent ses mains, en angle droit, montrant ses doigts, signe de conviction et de démonstration. »…/…

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